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A peine 3% des émissions acidifiantes de Belgique

  • Depuis 1987, les émissions acidifiantes spécifiques du secteur ont été divisées par 20 et se dirigent vers un minimum asymptotique. Dans ses projets d’investissements, le secteur continue à prendre en compte l’impact environnemental et notamment les émissions de NOx et SOx.

Source: E-PRTR, NEC Directive Inventory

En raison de leurs facteurs d’acidification différents, le SO2, le NOx et le NH3 sont exprimés en équivalent acide (Aeq).

  • Le secteur représente seulement 14% des émissions de l’industrie manufacturière, et 3% du total belge.
  • Depuis 1987, les émissions acidifiantes spécifiques du secteur ont été divisées par 20 et se dirigent vers un minimum asymptotique. Dans ses projets d’investissements, le secteur continue à prendre en compte l’impact environnemental et notamment les émissions de NOx et SOx.
  • Le secteur en Wallonie a déjà atteint ses meilleurs résultats possibles dans la réduction des émissions de NOx. Par ailleurs, l’accord volontaire conclu par le secteur avec le gouvernement flamand a pris fin en 2013. Le secteur a émis 25% de moins de NOx que le plafond convenu.
  • Par ailleurs, des investissements en matière d’innovation des procédés ont engendré des réductions de SOx dans le secteur. Ces investissements ont créé de nouvelles opportunités économiques et ont permis des améliorations en matière d’efficience des ressources.
  • Dans l’industrie chimique et des sciences de la vie, les émissions acidifiantes proviennent essentiellement de la combustion de combustibles fossiles et de la production d’acide sulfurique, d’ammoniaque et d’acide nitrique (utilisé dans la production d’engrais, de détergents et dans la réfrigération).

Initiatives du secteur

Réduction drastique des émissions d’oxydes d’azote pour Akzo Nobel Chemicals 

Fin 2013, la société Akzo Nobel Chemicals à Mons a installé une nouvelle unité de traitement thermique des émissions atmosphériques de production des dérivés azotés. Cet investissement lui a permis de diminuer les émissions de NOx (oxydes d’azote) en kg/an de 72 %. Elle atteint désormais des limites d’émissions bien inférieures à celles fixées dans son permis d’environnement et anticipe par la même occasion les normes européennes les plus strictes d’émission de NOx.

L’installation lui permet également de produire 35 % de vapeur supplémentaire servant à alimenter les installations de production.

Ce système permet de transformer les NOx issus de la combustion en composants inoffensifs (azote et eau). Il compte plusieurs étapes de traitement, dont le « reburning », qui consiste à faire recirculer une partie des gaz de combustion. La taille spécifique de l’installation permet quant à elle d’obtenir un temps de résidence suffisant pour détruire complètement tous les composés dangereux.

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L’accord de politique environnementale réduit les émissions de NOx

Les NOx proviennent des processus de combustion qui interviennent dans la production d’électricité, les transports, le chauffage, etc. Conjointement avec le SO2 et le NH3, les oxydes d’azote contribuent aux pluies acides. Dans le secteur chimique, les installations de chauffage sont à l’origine de deux tiers des émissions de NOx ; un tiers est dû aux processus chimiques en soi.

En 2008, 50 membres d’essenscia se sont contractuellement engagés avec les autorités flamandes à continuer à limiter les émissions d’oxydes d’azote (NOx). L’accord de politique environnementale conclu pour la période 2009 à 2013 fixe un plafond maximum pour les rejets d’oxydes d’azote par le secteur. Le gouvernement flamand s’est engagé à ne pas durcir les règles relatives aux émissions de NOx pendant la durée de l’accord et à ne pas imposer des conditions plus sévères que celles de l’Europe.

Les 50 entreprises qui ont signé cet accord en 2008 ont tenu parole. Grâce aux mesures qui ont été prises et aux investissements qui ont été consentis, le secteur est parvenu à ramener ses émissions annuelles à 8 kilotonnes (soit une diminution de 2,4 kt ou environ 20 %). En d’autres termes, la part des émissions totales d’oxydes d’azote en Belgique imputable à l’industrie chimique ne se monte plus aujourd’hui qu’a à peine 3 %.

Mais il ne s’agit pas du seul effet positif de l’APE. En effet, l’accord a également encouragé le secteur à procéder à des investissements considérables. Plus de 160 millions d’euros ont été investis dans la gestion de la réduction. Résultat ? Le secteur a dépassé de 25 % l’exigence de réduction d’émissions de NOx fixée dans l’accord.

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