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Un engagement réel pour l’économie circulaire

Utiliser les flux secondaires provenant d’une production donnée comme matière première d’une autre unité de production, qu’il s’agisse de la même entreprise ou non, une pratique inscrite dans les gènes du secteur. En Belgique, l’intégration des entreprises en clusters chimiques est une réalité économique en Belgique et e recyclage de leurs déchets de production fait partie du quotidien. Les entreprises du secteur vont aujourd’hui encore plus loin dans la fermeture de cycles. Comment ? En collectant, réutilisant ou recyclant de plus en plus de déchets de ‘post-consommation’. Plusieurs initiatives sont présentées dans cette rubrique.

Initiatives du secteur

Les matières plastiques misent sur l’économie circulaire

Kunststoffen zetten in op circulaire economie

Le projet CORE (Controlled Recycling) de Federplast, Febem et VKC vise un recyclage contrôlé dans les chaînes de valeurs industrielles qui fournissent et/ou emploient des matériaux issus du recyclage dans le cadre de la production de matières plastiques et/ou de fibres textiles. Les partenaires du projet ambitionnent d’incinérer moins de déchets en plastique post-consommation avec récupération d’énergie et de recycler davantage. Le site Internet www.werecyle.be recense les diverses initiatives menées pour la collecte sélective et le recyclage des matières plastiques et les explique de manière interactive.

Pour pouvoir garantir la qualité des recyclats plastiques et la part de recyclats présents dans un produit, un nouveau système de certification, QA-CER, a été développé au sein du CORE. La certification est basée sur ISO9001 et octroyée par la BQA (Belgian Quality Association). Ce système de qualité QA-CER démontre que lorsqu’une collecte et un recyclage de qualité sont menés, les matières premières secondaires sont équivalentes à des matières premières « vierges », et qu’elles peuvent, de cette manière, être employées dans la transformation des matières plastiques. Ce recyclage de haute qualité est nécessaire pour parvenir à une véritable économie circulaire.

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Un bouchon entièrement recyclable à base de biopolymères

Nomacorc Select Bio est la première entreprise au monde à être parvenue à concevoir un bouchon en liège à empreinte carbone neutre. Il s’agit d’un bouchon conçu à base de polymères végétaux recyclables.

Comment cela fonctionne-t-il en pratique ? Le processus commence au Brésil où les plantations de cannes à sucre absorbent le CO2 de l’atmosphère pour le transformer en sucre. La canne à sucre est ensuite récoltée. Au cours du processus de fermentation, le sucre est transformé en bio-alcool qui peut ensuite être utilisé tout simplement comme biocarburant.

Dans cet exemple, le bio-alcool sert de composant renouvelable pour les biopolymères. Afin d’aboutir à ce résultat, Braksem, le sous-traitant de Nomacorc au Brésil, transforme le bio-alcool en bio-polyéthyène. Cette substance est ensuite polymérisée en bio-polyéthylène. Ce processus s’effectue dans des dispositifs de production traditionnels.

Le biopolyéthyène est ensuite acheminé vers Nomacorc où il est utilisé pour la production de bouchons en liège Select Bio reposant entièrement sur de l’énergie durable. Au terme de ce processus de production, les bouchons Select Bio sont acheminés dans des vignobles où le vin est mis en bouteille.

Les bouchons en liège des bouteilles de vin qui sont achetés par le consommateur seront jetés, après que la bouteille ait été ouverte. Mais le matériau Select Bio de Nomacorc peut être entièrement recyclé par le biais du flux de déchets du polyéthylène. Toutefois, si ces bouchons devaient malgré tout atterrir parmi les déchets ménagers destinés à être brûlés, ils constitueront alors une précieuse source d’énergie permettant de générer de la chaleur et de l’électricité. Et le CO2 libéré au cours de cette combustion peut être recueilli par les plants de cannes à sucre afin que l’ensemble du cycle puisse recommencer.

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Valorlub, une mécanique bien huilée

Les entreprises qui importent des huiles lubrifiantes de l’étranger pour les vendre en Belgique ou pour leur propre usage sont tenues de récupérer les huiles lubrifiantes usagées. En d’autres termes, elles doivent respecter et atteindre les objectifs de collecte et de recyclage imposés par la loi.

Comme il est difficile pour une entreprise isolée de respecter cette obligation, les fédérations concernées ont conclu des conventions de politique environnementale (MBO) avec les différentes régions. Grâce à ces conventions de politique environnementale, par le biais de l’association sans but lucratif vzw Valorlub, les entreprises sont en mesure de respecter leurs obligations.

Valorlub s’investit pour que toutes les dispositions, obligations et objectifs découlant des conventions de politique environnementales relatives aux huiles lubrifiantes soient respectés. En 2014, cette organisation a ainsi pu atteindre les objectifs de collecte et de recyclage imposés.

En tenant compte des pertes qui surviennent dans le cadre de l’utilisation, plus de 92 % de l’huile importée sur le marché belge ont pu être collectés à titre d’huile usagée en 2014. Ce résultat dépasse l’objectif de collecte fixé à 90 %.

L’objectif de traitement de régénération et de remploi alternatif des huiles a été largement atteint (90%) également. Au total, le taux de valorisation des huiles usagées atteint 94 %. Les 6 % restants se composent surtout d’eaux réutilisées par le biais des installations d’épuration d’eau et d’une part mineure de boues qui, dans la plupart des cas, est également recyclée.

Valorlub sensibilise tant les consommateurs que les utilisateurs professionnels à réserver un traitement adéquat aux huiles usagées. De plus, Valorlub les informe des cas dans lesquels les lubrifiants biodégradables peuvent constituer une alternative durable pour certaines applications.

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Une méthode durable pour transporter les vaccins

GSK a développé un projet spécial visant à optimiser la distribution des vaccins et fournissant des avantages considérables pour l’environnement.

1. Des emballages isothermes plus adaptés pour le transport réfrigéré
Autrefois, les mêmes emballages isothermes étaient utilisés tout au long de l’année. Il existe à présent plusieurs types d’emballages qui ont le même format extérieur mais dont l’épaisseur varie en fonction de la saison et de la température. Depuis juillet 2014, GSK transporte ainsi jusqu’à 30% de produits en plus. Grâce à cette innovation, l’entreprise réduit ainsi ses émissions de CO2, déchets d’emballage et coûts tout en libèrant de l’espace de transport aérien.

Résultat : une réduction de + – 13.500 tonnes de CO2 / an.

2. Un nouveau concept pour les boîtes expédiées vers Singapour
Le concept des boîtes en polystyrène a été revisité : 12 bouteilles de Synflorix en vrac peuvent à présent être envoyées dans une seule boîte (au lieu de 4 bouteilles).

Résultat : une réduction de 1.067 tonnes de CO2.

3. D’un usage unique à une réutilisation
Grâce à la qualité et à la solidité de la solution d’emballage isotherme qui est employée pour un usage unique, GSK a pu envisager de passer à un système de réutilisation. Etant donné qu’un premier contrôle de qualité est réalisé à destination et qu’il est suivi par un envoi retour par conteneur maritime et un contrôle de qualité des unités de retour, les emballages isothermes peuvent être utilisés une seconde fois. On réduit ainsi les émissions de CO2, les quantités de matières premières et divise par deux les déchets produits.

Résultat : une réduction de 150 tonnes de CO2 / an.

4. Du transport aérien au transport routier vers le Maroc

Le Maroc a permis d’optimiser les frais d’envoi en passant du transport aérien au transport routier. A partir d’un envoi minimal de 8 palettes de vaccins finis, les frais de transport des marchandises par la route sont effectivement inférieurs à ceux du transport aérien. Citons parmi d‘autres avantages la réduction des émissions de CO2, la moindre dépendance à la capacité disponible des compagnies aériennes et la réduction du temps de préparation.

Résultat : une réduction de 1.350 tonnes de CO2 / an.

5. Un programme de retour pour les moniteurs de température
Grâce à un partenariat avec notre fournisseur de moniteurs de température utilisés dans le transport réfrigéré, une solution innovante a pu être développée. Elle vise à amener les appareils destinés à un usage unique à la filiale partenaire la plus proche en vue de leur recyclage. Ils ne se retrouvent donc pas dans le flux de déchets local.

Résultat : chaque année, 3.5 tonnes de déchets en moins sont amenées à la décharge.

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Des bacs de bière recyclés en enclos pour les animaux

La PME Paneltim SA établie à Lichtervelde est pionnière et spécialiste dans le domaine de la production de panneaux en sandwich et de caillebotis en plastique pour les marchés de l’agriculture et de la construction belge, européen et mondial. Dans le secteur agricole, ces panneaux en sandwich sont utilisés, entre autres, comme séparations d’enclos ou portes de bauges dans les porcheries.

Paneltim emploie surtout des matières premières issues du recyclage. Ce qui explique pourquoi l’entreprise a encore récemment racheté un million de bacs de bière à Heineken. Ces bacs ont été broyés, et après un nettoyage et un contrôle qualité circonstanciés, transformés en moitiés de panneau. Les deux moitiés d’un panneau sont ensuite thermosoudées pour former un panneau en sandwich hermétique répondant aux critères d’hygiène stricts d’application dans le domaine de l’élevage d’animaux. Ces panneaux sont tellement hermétiques que les liquides, les salissures ou les bactéries ne peuvent s’y infiltrer. La structure cellulaire interne confère aux panneaux deux avantages complémentaires : légèreté et résistance. Leur fabrication implique, du reste, l’utilisation d’un minimum de matières premières.

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