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Un précurseur de l’innovation

Le secteur de la chimie, des matières plastiques et des sciences de vie est résolument tourné vers l’avenir. Les innovations révolutionnaires réalisées dans de nombreux domaines sont le fruit d’une recherche et développement intensive. Ces innovations, dites de rupture, sont de réels game changers qui modifieront radicalement notre manière de de vivre dans un futur proche.

Initiatives du secteur

Les possibilités des microalgues riches en huile

innovaties omegaextract

Le projet ICON du FISCH ‘Omega-extract’ étudie le traitement en aval des oméga-3 à longue chaîne issus des microalgues autotrophes. L’objectif final est de produire, dans le cadre d’un projet pilote (à une échelle de l’ordre de 10 à 50 litres), des huiles utilisables dans les secteurs alimentaire, des aliments et dans l’industrie pharmaceutique et cosmétique. Les résultats seront déterminants pour pouvoir estimer la faisabilité — tant sur le plan technologique qu’économique.

La principale source d’acides gras oméga-3 à longue chaîne est l’huile de poisson. Cependant, cette huile pose toute une série de problèmes et l’on sait que les microalgues peuvent constituer une alternative intéressante, parce qu’elles sont riches en acides gras oméga-3 à longue chaîne (EPA et DHA). Les avantages de ces ‘microalgues autotrophes riches en huile oméga-3’ résident dans la présence d’EPA et DHA sous la forme de lipides polaires et dans la concentration substantielle de caroténoïdes et de phytostérols. Ces substances comportent en fait un avantage potentiel en termes de stabilité oxydative et de biodisponibilité.

Par ailleurs, en plus de ces avantages liés à leur composition et leurs propriétés, les microalgues comportent un autre avantage important par rapport à l’huile de poisson : elles n’entraînent pas de surpêche. La culture de ces algues a lieu en milieu contrôlé et peut être effectuée sur toutes sortes de fonds. De plus, aucun risque de contamination par des métaux lourds ou liaisons organiques persistantes ne se pose.

En plus du traitement en aval des algues, le projet étudie également les applications des extraits et de la culture d’algues. Les conclusions obtenues contribuent à déterminer quelles algues doivent être utilisées et en quelles quantités. Les partenaires du projet de cette étude sont Proviron, Ecotreasures, Gova, la KU Leuven, le VITO et l’UGent.

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Lorsque les insectes deviennent des fournisseurs de biopolymères

Chitinsect est un projet de type ICON du FISCH (Flanders Innovation Hub for Sustainable Chemistry) visant à développer une nouvelle chaîne de valeurs pour le chitosan provenant de la biomasse des insectes. Le projet comporte de nombreuses facettes dont l’élevage des insectes, l’extraction et le retraitement du chitosan et la mise en œuvre des tests pour deux domaines d’application : le traitement des semences et le revêtement des filets et des cordages.

L’utilisation d’insectes comme nouvelle biomasse constitue une approche très prometteuse. Elle fournit, en effet, une source supplémentaire de matières premières renouvelables. D’une part, en raison de leur composition à base de protéines, de graisses et de biopolymères et d’autre part, en raison de la manière dont il est possible d’en faire l’élevage et de la possibilité de transformer les flux secondaires organico-biologiques. Les mouches, pour ne citer qu’elles, contiennent un composant intéressant : la chitine, qui est un biopolymère. La chitine est actuellement produite à base de crustacés et de moisissures et représente un marché mondial de pas moins de 45 milliards de dollars par an. Ce marché a le vent en poupe parce que la demande de dérivés de qualité augmente. Les applications se retrouvent dans un large éventail de secteurs, tels que l’agriculture, la santé et de nombreuses branches industrielles.

Un consortium de cinq entreprises, dont quatre PME, est impliqué dans les développements à travers toute la chaîne de création de valeurs, depuis le laboratoire jusqu’aux expériences pilotes. Ces entreprises bénéficient du soutien d’institutions de recherche en vue de professionnaliser leur démarche relative à l’élevage de mouches, le raffinage d’insectes pour l’extraction de chitine, de protides et de lipides, la valorisation du chitosan et la modification chimique du chitosan. Les partenaires qui participent à ce projet sont Millibeter, Avore, Chemstream, I-Coats, Globachem, la KU Leuven, le VITO et l’UGent.

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Station de recharge d’hydrogène grand public à Zaventem

Le monde de l’énergie est en pleine mutation et l’hydrogène constitue l’une des solutions pour répondre aux défis du transport propre : réduction des gaz à effet de serre, de la pollution dans les villes et de la dépendance aux carburants pétroliers.

Le Groupe Air Liquide maîtrise l’ensemble de la chaîne industrielle de l’hydrogène.
En amont du processus, Air Liquide s’engage d’ici 2020 à produire sans rejet de CO2 au moins 50% de l’hydrogène dédié aux applications énergétiques. Pour ce faire, le Groupe combinera des technologies telles que le reformage de biogaz ou l’électrolyse de l’eau.

Sur le plan de son utilisation finale, l’hydrogène est le carburant du futur. Il représente une alternative aux énergies fossiles. Utilisé dans une «  pile à hydrogène », il se combine à l’oxygène de l’air pour produire de l’électricité en ne rejetant que de l’eau.

Les voitures électriques à hydrogène sont désormais performantes puisqu’il faut moins de cinq minutes pour les recharger et offrir une autonomie de plus de 500 km. C’est pourquoi Air Liquide participe activement à la généralisation de l’hydrogène comme vecteur d’énergie propre en contribuant notamment à la mise en place d’un réseau de stations de recharge. À ce jour, 75 stations de recharge d’hydrogène ont été conçues et fournies par le Groupe.

Dans le cadre d’un financement Européen, Air Liquide construit une station de recharge d’hydrogène à Zaventem, sur le site de Toyota. La mise en œuvre de ce projet fait l’objet de contacts réguliers avec les Administrations compétentes de l’environnement, de la sécurité externe, de la mobilité et du développement local. Celles-ci ont délivré en juillet 2015 les permis d’environnement et de construction.

La station Air Liquide aura une capacité de recharge d’hydrogène pour minimum 30 à 40 voitures par jour. Outre les véhicules particuliers, des autobus pourront également s’y approvisionner.

baanbrekende innovaties Air Liquide waterstof

Impact environnemental

Promouvoir l’hydrogène en tant que vecteur d’énergie permet de lutter contre diverses formes de pollution. Un véhicule électrique à hydrogène est non seulement silencieux (pas de nuisance sonore) mais il ne rejette aucune émission de NOx, de CO2 ou de particules fines, ce qui contribue à :

  • réduire le réchauffement climatique (diminution de 20% les émissions de gaz à effet de serre par rapport aux véhicules à combustion, à distance parcourue égale);
  • réduire l’incidence des particules fines sur les troubles respiratoires tels que l’asthme par exemple.

Impact sur l’économie belge

En réduisant notre dépendance aux combustibles fossiles, la filière hydrogène aura un impact positif sur notre balance commerciale en réduisant les importations.

De même que l’amélioration de la qualité de l’air par la réduction d’émission de particules fines permettra de diminuer les dépenses liées à la santé.

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