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Des cerveaux pour des objectifs durables

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Le secteur souhaite continuer à offrir des jobs attrayants, variés et qui font sens afin de devenir le "premier employeur de choix" pour tous les talents.

Quelles sont les innovations à mettre en œuvre pour déboucher sur des solutions climatiques et un meilleur recyclage des matières plastiques dans une économie circulaire ? Pour quelles maladies faut-il vraiment trouver un remède efficace ? Ou comment faire pour éradiquer la famine alors que nous serons bientôt plus de 10 milliards d’humains sur Terre ? Le secteur de la chimie et des sciences de la vie s’investit pour apporter des réponses à ces nombreux enjeux sociétaux.

Des personnes qui font la différence

C’est un parcours composé d’essais et erreurs, mais nous nous attelons déjà aux innovations de demain. Il s’agit avant tout d’un travail humain qui exige du talent, tant en salle de contrôle qu’en laboratoire. Qu’ils soient techniciens hors pair, spécialistes des sciences, virtuoses du numérique ou d’autres disciplines, les jeunes peuvent vraiment faire la différence dans le secteur de la chimie et des sciences de la vie pour contribuer à un monde plus durable.

Chaque molécule ou nouveau procédé de production, chaque découverte ou innovation, chaque médicament ou matériau original est toujours la somme des connaissances et de l’expertise de personnes aux compétences diverses : scientifiques, opérateurs de procédés, ingénieurs, techniciens, commerciaux et personnel auxiliaire à tous les niveaux. Ensemble, ils conçoivent, construisent, entretiennent, exploitent et gèrent des installations industrielles complexes dans un souci de qualité et de sécurité.

Découvrez la vision de Frédéric Druck, administrateur délégué d'essenscia wallonie

Des Belges de renommée mondiale

Ces talents suivent les traces de chercheurs et d’entrepreneurs belges de renommée mondiale comme Ernest Solvay, Leo Baekeland, Lieven Gevaert, Paul Janssen et Marc Van Montagu. Ces derniers ont marqué de leur empreinte le développement de la chimie, des matières plastiques, de la photographie, de la pharmacologie et de la biotechnologie dans le monde entier.

Docteur Paul Janssen

90.000

Nombre de collaborateurs qui travaille dans le secteur de la chimie et des sciences de la vie en Belgique

Dans le secteur, ils sont plus de 90 000 collaborateurs à poursuivre ce travail de pionnier. Grâce à eux, ces molécules trouvent jour après jour une précieuse application dans notre quotidien. Ensemble, ils permettent aux industries chimiques et pharmaceutiques d’être de loin les champions belges des exportations et de l’innovation, et de contribuer de manière substantielle à la prospérité de la Belgique.

Notre petit pays s’est ainsi forgé une réputation mondiale dans le domaine de la chimie et des sciences de la vie. Presque toutes les grandes entreprises chimiques et pharmaceutiques internationales y disposent d’un site de production ou d’un laboratoire de recherche. Elles forment le terreau économique de nombreuses PME et startups, également dans d’autres secteurs. La chimie et la biopharmacie sont ainsi un des piliers de l’industrie et de l’économie belges.

Un petit pays comme la Belgique a acquis une réputation mondiale dans le domaine de la chimie et des sciences de la vie.

Opération séduction

Si le secteur souhaite conserver son rôle de premier plan, il doit oser placer la barre haut et nourrir l’ambition d’être l’employeur le plus attrayant pour chaque étudiant, chaque demandeur d’emploi, chaque professionnel. Le nombre de postes dans le secteur est en progression depuis déjà cinq ans et la course aux talents représente plus que jamais un défi majeur. C’est d’autant plus vrai qu’un travailleur sur trois a plus de 50 ans et qu’il y a encore trop peu de femmes et de personnes issues de l’immigration qui trouvent un emploi dans les entreprises du secteur.

Dès lors, le secteur de la chimie et des sciences de la vie doit avant tout communiquer plus clairement, en adaptant son discours aux jeunes ainsi qu’aux autres tranches d’âge et groupes cibles. L’industrie a un récit captivant et stimulant à raconter sur sa contribution aux solutions pratiques pour notre confort quotidien, mais surtout sur sa participation à la réalisation des objectifs de développement durable partout dans le monde. Que ce soit pour de meilleurs soins de santé, des logements et des transports écoénergétiques, des technologies respectueuses du climat ou encore un approvisionnement alimentaire de qualité pour une population mondiale en plein essor.

Un travail qui fait sens

Pour réussir la transition vers la durabilité, il nous faut beaucoup d'hommes et de femmes habiles de leurs mains et à l’imagination fertile.

La réalisation de cette valeur ajoutée avec authenticité et sincérité représente probablement la tâche la plus importante pour les années à venir. Elle exige une plus grande transparence et des efforts soutenus pour secouer les préjugés et combattre l’ignorance. Comme le reste de la société, la chimie et les sciences de la vie vont entrer dans une phase de transition cruciale. Il nous faut beaucoup d’hommes et de femmes habiles de leurs mains et à l’imagination fertile pour mener à bien cette mission.

Ils auront ainsi l’occasion de contribuer à une société durable. Ce n’est toutefois possible que si leur travail est également pérenne, c’est-à-dire varié, intéressant et durable, à court et à long terme. Le secteur s’est fermement engagé à garantir un environnement professionnel qui donne leurs chances aux travailleurs de tous horizons, prône le travail d’équipe, ouvre de belles perspectives de carrière, tient compte des compétences plutôt que des diplômes et encourage pleinement la formation continue.

Cocréation entre l'industrie et l'enseignement

Sector Initiative

Une collaboration gagnant-gagnant entre UCB Braine et une école technique de Charleroi

Une meilleure interaction entre l’enseignement et l’industrie constitue un levier important pour attirer davantage de jeunes vers un emploi dans le secteur. Les écoles et les entreprises peuvent et doivent coopérer plus souvent et plus étroitement, par exemple à l’occasion de visites d’entreprise ou de conférences à l’école, lors desquelles les travailleurs témoignent avec passion de leur travail. Inversement, pendant les stages pédagogiques, les enseignants peuvent se familiariser avec les derniers progrès technologiques et les compétences associées à ceux-ci.

Le secteur souhaite même aller plus loin. De nombreuses écoles souffrent d’une pénurie d’enseignants, en particulier dans les matières techniques et scientifiques comme les mathématiques ou la chimie. Ce sont justement des matières extrêmement importantes pour la formation des talents en chimie et sciences de la vie.

Dans le cadre d’un système simple et flexible sur le plan administratif, les travailleurs du secteur seraient habilités, après une courte formation pédagogique, à donner quelques heures de cours par semaine. L’enseignement et le monde de l’entreprise font d’une pierre deux coups : renforcement du corps enseignant et cours plus axés sur la pratique.

Préparer l'enseignement à l'industrie

Sector Initiative

Janssen Pharmaceutica élue ambassadeur des ODD 2019 pour son engagement social dans son projet WISTEM2D

Une telle interaction réduit le hiatus entre l’école et l’entreprise, entre l’enseignement et le marché du travail. Elle aide à mieux comprendre les besoins et souhaits de chacun et à élaborer des mesures et des initiatives conjointes basées sur une compréhension commune, en étant attentif aux personnes les plus vulnérables de la société. Nous mettons ainsi l’enseignement en phase avec l’industrie. Les élèves, quant à eux, perçoivent mieux les applications concrètes auxquelles la matière scolaire peut mener.

Cet échange ne doit pas se limiter à l’enseignement secondaire. Ces collaborations peuvent aussi s’avérer particulièrement utiles pour les hautes écoles et les universités. Une mobilité accrue entre le monde universitaire et l’industrie offre aux étudiants la possibilité d’acquérir une expérience pratique de l’environnement industriel, tant en Belgique qu’à l’étranger. Attirer les talents étrangers ne doit pas non plus être tabou.

Promotion des STEM

Sector Initiative

Le tableau de Mendeleïev prend vie au PASS et à Technopolis grâce à la gamification

Les études techniques et scientifiques STEM (Science, Technology, Engineering, Mathematics) constituent le vivier de talents dont les secteurs chimique et (bio)pharmaceutique ont besoin. Cependant, par rapport à d’autres pays industrialisés, notre pays obtient de piètres résultats en termes d’inscription et d’obtention de diplômes des jeunes dans ces filières.

Il reste donc essentiel de promouvoir l’enseignement des STEM, de la maternelle à l’université. À travers des partenariats stratégiques avec des parcs d’aventures scientifiques tels que le PASS et Technopolis, le secteur entend montrer aux enfants de manière ludique que le choix des STEM ouvre de nombreuses perspectives d’emplois passionnants dans lesquels ils peuvent faire la différence pour notre société.

Méthodes d'apprentissage innovantes

La formation en alternance combine formation à l'école et apprentissage en milieu professionnel. C'est le moyen idéal pour les étudiants d'acquérir une expérience pratique dans un environnement de travail réel.

Les filières STEM suscitent toujours trop peu de vocations, tandis que l’enseignement technique donne encore l’impression de manquer de dynamisme. Le préjugé qui veut que les filières scientifiques et techniques ne soient pas destinées aux filles a la vie dure, ce qui barre la route à de nombreux talents. La société dans son ensemble partage la responsabilité d’amorcer un changement. C’est pourquoi il est indispensable de rénover la pédagogie, à tous les niveaux d’enseignement.

Le secteur de la chimie est un pionnier de la formation en alternance, combinant formation à l’école et apprentissage en milieu professionnel. C’est le moyen idéal pour les étudiants d’acquérir une expérience pratique dans un environnement de travail réel. En étendant ce système à l’enseignement supérieur, également pour les étudiants en master, les jeunes acquièrent non seulement des connaissances techniques, mais aussi des compétences sociales, ou soft skills, telles que l’apprentissage de la collaboration dans des équipes multidisciplinaires.

Des stages en entreprise plus nombreux, plus longs et sur mesure peuvent aussi constituer un puissant levier pour rapprocher plus rapidement et plus efficacement l’attitude au travail et la culture d’entreprise. Pour porter l’apprentissage à un niveau supérieur, il faut pleinement intégrer des applications didactiques innovantes telles que la réalité virtuelle et les plateformes d’apprentissage numérique.

Les compétences de demain

La demande de nouvelles connaissances et compétences est donc particulièrement forte. Les jeunes doivent acquérir les compétences transversales essentielles pour mettre sur pied une économie circulaire axée sur la valorisation des matières premières et les énergies renouvelables. Ils doivent se former aux derniers progrès technologiques et scientifiques afin de suivre le rythme de l’automatisation, de la numérisation et de la robotisation. Les travailleurs actuels ont aussi besoin d’un apprentissage continu, avec des formations pertinentes et un recyclage approprié tout au long de leur carrière.

Sector Initiative

SIRA: former 940 jeunes à des postes dans les entreprises chimiques anversoises

La chimie et les sciences de la vie y répondent en élaborant une offre de formation sur mesure dans différents centres de formation sectoriels. Cela se fait en étroite collaboration avec les partenaires sociaux et le fonds de formation sectoriel Co-valent. ACTA, Cefochim, PlastIQ, et, à partir de 2021, ViTalent, sont des centres de compétence sectoriels dotés d’une infrastructure adaptée où les travailleurs, les étudiants et les demandeurs d’emploi peuvent se former à un large éventail de fonctions dans les secteurs de la chimie, des matières plastiques et des sciences de la vie. Dans ce cadre, une collaboration étroite est menée avec le monde de l’enseignement, le FOREM et le VDAB.

En outre, ces centres de compétence constituent un chaînon important à l’heure d’orienter les catégories défavorisées vers un emploi dans le secteur. Par exemple, le projet SIRA dans la région d’Anvers forme depuis 1987 de jeunes demandeurs d’emploi non qualifiés au métier d’opérateur de procédés dans le secteur chimique. Ces initiatives devraient être étendues au reste du pays, en accordant une attention particulière aux groupes cibles qui ne sont pas encore suffisamment touchés, tels que les nouveaux Belges de deuxième et troisième générations.

Cocréation avec les partenaires sociaux

Ces centres de formation et ces actions en faveur de l’emploi illustrent bien la longue tradition de dialogue social dans le secteur, qui a également été à la base du pacte social au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Cette relation constructive entre les organisations d’employeurs et de travailleurs se poursuit dans le cadre du Fonds Démographie, qui permet au secteur de répondre aux évolutions démographiques et au vieillissement de la population.

Le Fonds Démographie apporte un appui financier et une assistance sur le fond à des mesures relatives au travail réalisable dans les entreprises du secteur. L’accent est mis sur quatre domaines d’action : travail, santé, compétences et gestion de carrière. L’approche est souvent taillée sur mesure pour chaque entreprise, afin que les collaborateurs puissent effectuer un travail réalisable en étant motivés. Cette initiative exclusive démontre qu’un dialogue social constructif donne des résultats concrets. Et nous devons persévérer dans cette voie pour un travail réalisable pour tous.

Défis majeurs

  1. Proposer des jobs attrayants, variés et qui font sens afin de devenir le « premier employeur de choix » pour tous les jeunes talents.
  2. Encourager davantage de jeunes, quels que soient leur sexe, leur origine ethnique ou leur milieu social, à choisir une formation STEM* et une carrière dans le secteur chimique et pharmaceutique.
  3. Accroître l’interaction et la coopération entre les entreprises et tous les niveaux d’enseignement en développant des méthodes d’apprentissage innovantes et axées sur la pratique et l’échange d’expérience.
  4. Investir dans des carrières durables et dans l’apprentissage continu, en étroite collaboration avec les partenaires sociaux et les centres de formation sectoriels.
  5. Préparer les collaborateurs aux emplois de demain en les aidant à adopter de nouvelles aptitudes et compétences et en les formant aux technologies numériques.
*STEM est l'acronyme de Science, Technology, Engineering and Mathematics

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